"La Meuse"

  • J’ai vu une tout autre Meuse du côté de Eijsden

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    He ben figure toi que mercredi, il faisait beau et je suis allé à vélo jusque Maastricht, hein valèt. Et en revenant, je suis passé par Eijsden pour prendre le bac qui me ramenait à Lanaye.

    Et bien là, je n’avais jamais vu la Meuse ainsi, sais-tu. Juste après le barrage de Lanaye, mon fleuve préféré n’est pas canalisé et il s’étend, avec des eaux peu profondes, dans une vaste zone boisée. Les Hollandais ne s’y trompent pas. Ils étaient des centaines à en profiter pour y faire de la voile, mais aussi pour s’y baigner. Alors qu’ici, on n’oserait pas se jeter dans la Meuse, là, ils y vont tous. Comprenne qui pourra.

    En attendant, c’était vraiment chouette de voir la Meuse ainsi, à une quinzaine de kilomètres de Liège. J’ai même dit à Nanesse que je l’y emmènerai prochainement.

    TCHANTCHÈS dans LA MEUSE BASSE-MEUSE du 18 septembre 2020

  • «Un prix symbolique»

    Didier Smeets, jeune trentenaire originaire de Fourons, est passé maître dans l’art du chocolat depuis plusieurs années. En 2018, c’est d’ailleurs le célèbre guide Gault&Millau qui le récompense.

    Le chocolatier a créé sa propre chocolaterie à Berneau. Il a déjà reçu plusieurs prix au Salon du Chocolat à Bruxelles dont un Award doré.

    C’est heureux qu’il monte sur la scène pour recevoir son prix, et s’empresse de commenter. « Vous imaginez bien, pour un Fouronais, recevoir un prix liégeois, c’est très symbolique! », lance-t-il. Avant d’annoncer : « C’est une histoire qui a sept ans, et on a encore beaucoup de projets pour l’avenir ».

  • Didier Smeets loin devant

    La cérémonie des Étoiles liégeoises de l’année s’est tenue ce jeudi 20 février, au stade du Standard à Sclessin. L’occasion de mettre à l’honneur ceux et celles qui ont marqué l’année 2019. Les votes sont arrivés en masse à la rédaction de Liège, et ont finalement départagé les vainqueurs des cinq catégories : start-up, gastronomie, jeunes sportifs.ves, jeunes politiques et citoyenneté. Parmi les gagnants, l’équipe de journalistes a remis le grand-prix aux infirmières de rue.

    Le chocolatier fouronais, Didier Smeets, a, quant à lui, laissé peu de chance aux trois autres concurrents. L’artisan du chocolat a su mobiliser toute sa communauté pour s’assurer une (très) confortable première place. « C’est un peu une consécration, l’ensemble de la Basse-Meuse a été mobilisé », commente Gaspard Grosjean, chef d’édition, au moment de remettre le prix. Et Didier Smeets d’enchaîner, un sourire jusqu’aux oreilles : « J’ai la chance qu’on me suive dans mes projets… et mes folies ! ».

  • L’éditorial de LA MEUSE d’aujourd’hui

    77CEE40C-16C7-4E18-9ED7-CC91AC26FD12.jpegDimanche, un bâtiment destiné à accueillir des demandeurs d’asile était incendié à Bilzen. Un événement déjà grave en soi, mais le pire allait suivre. L’acte criminel s’est déroulé sous les applaudissements d’habitants de cette commune limbourgeoise et on vous passe les commentaires sur les réseaux sociaux, du type « il a brûlé trop tôt ». Sous-entendu, ça aurait été mieux s’il y avait déjà eu des demandeurs d’asile à l’intérieur. Le parquet du Limbourg a annoncé une enquête sur les commentaires haineux. Il est plus que temps.
    Ainsi que nous l’avons déjà souligné, une parole de plus en plus scandaleuse s’est manifestement libérée. Ce sont des chants racistes dans les stades de football, des propos sexistes, homophobes, que certains dirigeants, dans le monde du foot, osent mettre sur le compte d’un prétendu folklore. C’est l’assimilation, relayée par des politiques, des migrants à des délinquants. Les demandeurs d’asile fuient des pays en guerre, ce ne sont pas des criminels. Nous l’avions rappelé à l’époque de la mort de la petite Mawda. On vient encore de franchir un nouveau degré dans l’ignominie, avec une campagne du Vlaams Belang sur la sécurité des enfants. Sur une affiche, une jeune fille blanche avec une main sur la bouche, la main de quelqu’un qui l’attaque. Une main noire. Tout est dans la suggestion, mais le message est clair : le danger, c’est l’étranger.
    Et dire que certains prétendent que ces gens sont devenus fréquentables. C’est en leur donnant une légitimité que l’on ouvre la porte à leurs idées nauséabondes. Plus que jamais, il faut se montrer intransigeants avec les messages de haine.