Oupeye

  • La société « Weerts » achète un cinquième du Trilogiport

    Inauguré en novembre 2015, le Trilogiport était annoncé comme étant un outil majeur du développement économique de la région. Il devait permettre la création de 2.000 emplois. Trois ans et demi plus tard, on est malheureusement très loin des objectifs avec une plate- forme multimodale qui peine vraiment à prendre son envol. Mais c’était sans compter sur la société Weerts qui vient d’acquérir un cinquième du site (20 hectares sur 100).
    Weerts Group est une société bien implantée chez nous et un employeur important de la région liégeoise. Elle compte trois divisions dont la plus im- portante, Weerts Supply Chain. Elle est déjà présente à Bierset et dans le zoning des Hauts-Sarts, où elle vient d’ailleurs d’inaugurer, le mois dernier, de nouvelles installations à Milmort.
    « UNE VRAIE PLUS-VALUE »
    WSC va donc venir s’installer au Trilogiport pour y développer ses services logistiques. Il ne s’agit pas uniquement de transport mais bien aussi de stockage, de reconditionnement de produits et de prépara- tion de commandes. « Le Trilo- giport est pour nous un atout primordial dans le développement de nos activités, surtout au vu de la congestion de plus en plus grande du trafic », commente-t-on chez Weerts Group. « Nous nous devions de trouver des solutions pour aussi répondre aux demandes de nos clients. Et nous sommes heureux de pouvoir nous position- ner de manière réactive et proactive sur le site du Trilogiport. »
    Et l’arrivée prochaine de Weerts à Hermalle-sous-Argenteau est vue avec beaucoup d’enthousiasme par la majorité oupeyenne: «Je suis très heureux de cette nouvelle qui va permettre d’enfin lancer l’activité sur le Trilogiport », se réjouit Serge Fillot, bourgmestre d’Oupeye. « La venue de Weerts va permettre la création de plusieurs centaines d’emplois directs auxquels il faudra ajouter les emplois indirects. Et je sais que certains seront sceptiques en lisant ces chiffres mais je suis hyperconfiant. Weerts est un groupe en pleine expansion. Avec un vrai plan d’entreprise sérieux. Les activités prévues sur le site, avec notamment de la transformation, de la plus-value logistique, sont exactement ce que nous souhaitons voir au Trilogiport. »
    La venue de Weerts au Trilogiport devrait se faire en deux phases. Une d’ici deux ans et la suivante d’ici quatre ans. En juin, Weerts déposera une première demande de permis avec une enquête publique qui pourrait démarrer à la mi-juin. Pour les détails du projet, Weerts n’a pas souhaité nous
    en dire plus. La société souhaite, en effet, communiquer de manière proactive avec les riverains et travailler avec eux. Les détails du projet ne seront donc dévoilés que jeudi prochain. Une réunion d’information est ainsi organisée ce jeudi 23 mai, à 18h30, à l’école communale de Hermalle. 
    AURÉLIE DRION dans LA MEUSE BASSE-MEUSE du 18 mai 2019

  • Oupeye dit non au château Dossin

    Au début de cette année, la population d’Oupeye et Visé s’était mobilisée en nombre contre un projet immobilier prévu au lieudit château Dossin.

    Situé à Hermalle-sous-Argenteau, cette belle bâtisse est inscrite sur la liste de sauvegarde du patrimoine de la Région wallonne. Racheté par la société Willemen Real Estate, cette dernière souhaitait rénover et transformer le château en habitations, mais aussi construire quatre immeubles dans le parc. Au total, le site aurait accueilli

    102 appartements. De nombreux opposants s’étaient mobilisés contre ce projet et 769 réclamations avaient été introduites lors de l’enquête publique.

    En février dernier, Oupeye émettait un premier avis négatif. Dans la foulée, le fonctionnaire délégué de la Région wallonne, disait lui aussi « non ».

    Restait donc à la commune de statuer définitivement sur la demande de permis. Ce vendredi matin, sans trop de surprise, le Collège l’a refusé.

    « Il y a plusieurs raisons à cela, commente Paul Ernoux, échevin de l’Urbanisme. D’abord, l’avis des pompiers a été négatif notamment en raison de problèmes de sécurité liés aux parkings souterrains. Ensuite, le projet étouffait beaucoup trop le château. Il n’était plus mis en valeur. Enfin, il y a la densité d’habitat, qu’on a estimé beaucoup trop élevée. » « Il faut savoir, embraye Serge Fillot, bourgmestre d’Oupeye, qu’en 2016, Willemen est venu nous voir avec deux avant-projets.

    L’un avait nos faveurs, avec seulement trois immeubles R+3. Finalement, c’est l’autre projet, celui avec quatre immeubles dont une tour de six étages, qu’ils ont déposé. Une tour que je trouve être de la provocation, surtout à cet endroit. » Favorable à une urbanisation de cette partie de Hermalle, le Collège ne ferme pas la porte à Willemen et à un projet immobilier au château Dossin. A condition qu’il soit plus modeste. -

    AURÉLIE DRION dans LA MEUSE BASSE-MEUSE du 11 mai 2019

  • La Basse-Meuse est convoitée

    D’après les autorités communales et policières, la région de la BasseMeuse semble donc attirer les différents groupes de motards réputés violents. Un attrait que la région devrait avant tout à sa localisation. Elle est en effet située à la frontière hollandaise et à quelques dizaines de kilomètres à peine de l’Allemagne. Une caractéristique idéale pour les membres de ces groupes qui n’auraient qu’un saut de puce à faire pour avoir un point de chute de l’autre côté de la frontière. « D’autant qu’on sait que certains trafics se passent déjà de part le fait qu’il s’agit d’une région transfrontalière », complète Serge Fillot. « On sait aussi que des gangs actifs de l’autre côté de la frontière lorgne sur la région pour agrandir leur territoire.» La Basse-Meuse serait donc un lieu idéal pour commettre des faits d’un côté de la frontière et pouvoir se planquer rapidement. Surtout que la BasseMeuse est également une région essentiellement rurale. Un lieu plus calme, avec de nombreux endroits isolés et moins de va-et-vient, autant d’éléments qui permettraient de moins attirer l’attention. Et d’ainsi pouvoir mener discrètement certaines activités illégales. « Maintenant c’est vrai qu’a contrario, on pourrait aussi se dire que s’installer dans une ville comme Liège pourrait être plus facile pour se fondre dans la masse, ajoute-t-on à la zone de police. Mais je crois que dans ce casci, la ruralité à malheureusement plus d’avantages.» 

    2 pages d'AURÉLIE DRION à lire dans LA MEUSE BASSE-MEUSE du 2 mars 2019

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  • Les « Carrefour Market » de Visé et Oupeye travaillent avec 4 éleveurs de la région liégeoise

    Belle initiative de Christophe Thiry, le gérant des magasins franchisés « Carrefour Market » de Visé et d’Oupeye : il a opté pour les produits locaux.

    « Avant, je travaillais déjà avec des éleveurs de la région. Désormais, je vais un cran plus haut et je restreins le périmètre. Je travaille à présent uniquement avec quatre fermes trouvées par le chevilleur de notre magasin. Il fallait des fermes qui avaient la capacité de livrer nos deux magasins, environ 150 bêtes par an. C’est le cas pour Philippe Fastré de Soumagne, Charles Destexhe de Bolland, Vincent Dupuis de Glons et Michel Stommen de Warsage », explique Christophe Thiry.

    Le « Carrefour Market » de Visé est installé Rempart des Arbalétriers depuis plus de 30 ans tandis que le « Carrefour Market » d’Oupeye est présent rue d’Erquy depuis 25 ans.

    « Nous nous engageons pour notre clientèle à travailler en circuit court et à avoir une meilleure traçabilité de la viande. Nous nous engageons également à garantir une alimentation saine des animaux et à respecter leur bien-être.

    Nous soutenons ainsi nos agriculteurs locaux et l’économie locale et nous proposons une qualité de viande identique, tendre et goûteuse toute l’année », indique encore Christophe Thiry.

    « Il y avait aussi une demande de la clientèle. On travaillait déjà avec ces quatre éleveurs mais en partie seulement. À présent, on ne travaille donc plus qu’avec eux exclusivement. Nous avons une viande de qualité dans notre région, autant en profiter. On fait vivre les gens de nos villages et les clients sont contents. Bref, tout le monde est gagnant », se félicite Christophe Thiry.

    Parmi les quatre éleveurs choisis par les « Carrefour Market », il y a Philippe Fastré d’Ayeneux-Soumagne.

    « J’élève le blanc bleu belge depuis le début des années 90. J’ai actuellement environ 550 bêtes avec 150 vêlages en blanc bleu belge par an. J’ai repris la ferme familiale avec mes quatre frères. On travaille en association. Je suis à la limite des communes de Soumagne et de Fléron. Mon frère qui élève des taureaux et qui a reçu la visite des bouchers de « Carrefour

    Market » est situé à 50m, sur Retinne. Je produis aussi du lait, des céréales et des betteraves. On produit tout nous-mêmes et on livre près de chez nous, c’est le mieux pour le circuit court et la diminution de la pollution. Nous proposons une qualité largement supérieure à celle des produits de l’Est qui subissent beaucoup moins de contrôles que nous et leur viande arrive parfois avariée ici », explique Philippe Fastré.

    DES FRUITS LOCAUX AUSSI

    Le gérant des magasins « Carrefour Market » de Visé et d’Oupeye, Christophe Thiry, rappelle aussi qu’il travaille également avec des producteurs de fruits locaux tels, notamment, la Ferme du Vieux Bure à Nefchâteau-Dalhem, la Ferme Morrier à Haccourt et plusieurs fermes des Fourons. De quoi déguster de bons produits. 

    MARC GÉRARDY dans LA MEUSE BASSE-MEUSE du 11 février 2019.

  • Polémique sur la venue de Francken à Hermalle

    Le N-VA Théo Francken fait actuellement une grande tournée en Flandre pour présenter son livre, intitulé en français « Continent sans frontière ». L’ancien secrétaire d’État à l’Asile et à la Migration n’a toutefois qu’une seule date prévue en Wallonie : le 19 février du côté de… Hermallesous-Argenteau. Et le moins que l’on puisse écrire, c’est que cela fait grincer des dents…

    D'un article de GASPARD GROSJEAN à lire dans LA MEUSE BASSE-MEUSE du 5 février 20189.