Patrimoine

  • Le Tunnel inauguré au son de la musique Bandas !

    Un air de Bandas à Dalhem ! Non, il ne s’agit pas de l’événement annuel, estival et musical, ce dernier ayant été annulé à cause des règles sanitaires en vigueur. Si le Delirium Tremens Band a animé le début de journée des Dalhemois ce samedi, c’est pour un événement majeur en Province de Liège : l’inauguration de la réhabilitation du Tunnel et du pont du Trimbleu.
    Ces festivités auraient dû être organisées le 28 mars dernier. Mais c’était sans compter sur le coronavirus… Le tunnel de l’ancienne ligne de chemin de fer vicinal ayant retrouvé une deuxième jeunesse et des rassemblements mineurs pouvant enfin avoir lieu, la date du 1 er samedi de juillet avait été choisie par les élus communaux.
    Mais attention, ce rendez-vous était accessible uniquement sur réservation. 200 personnes avaient ainsi répondu à l’appel. La distanciation sociale était de rigueur alors qu’un masque était offert à l’entrée. Du gel hydroalcoolique pouvait également être utilisé gratuitement.
    Plusieurs discours ont animé la première partie de l’événement. Arnaud Dewez, bourgmestre de Dalhem, a tout d’abord effectué un bref historique, avouant que cette réhabilitation avait été digne d’une série à suspense. Il est vrai que les prémices de cette restauration datent de 2009…
    Daniela Crema-Wagmans, échevine notamment de la culture et du patrimoine, est ensuite revenue sur les tristes événements du 5 octobre 1991, jour où 7 personnes ont perdu la vie lors d’un violent accident de train à Dalhem. Après cette partie protocolaire, tout le monde a pu traverser le tunnel, long de 144 mètres, et une cérémonie commémorative, près d’une stèle en mémoire des défunts, a eu lieu de l’autre côté de l’eau.
    En guise de conclusion, on précisera que, grâce à cette importante restauration, le site dalhemois retrouve une vocation touristique et assure le lien entre Val Dieu, Mortroux et Blegny. Le chaînon manquant est donc à présent comblé !
    YANNICK GOEBBELS dans LA MEUSE BASSE-MEUSE du 6 juillet 2020

  • Winerotte : le château à vendre

    La Basse-Meuse regorge de constructions majestueuses. À ce sujet, Dalhem est l’une des communes les plus chanceuses. Ces dernières années, le château de Wodémont ainsi qu’un splendide pavillon de chasse étaient notamment en vente. À présent, c’est le château de Winerotte qui fait rêver pas mal de monde. Il faut dire qu’outre sa situation géographique, ses caractéristiques sont impressionnantes.Capture d’écran 2020-06-23 à 08.02.08.png

    « Ce château est situé sur le verdoyant et vallonné Plateau de Herve, à égales distances de Liège, Maastricht et Aix-la-Chapelle. En empruntant le chemin d’accès et en dépassant l’ancienne conciergerie, vous découvrirez cette belle bâtisse à l’archi-

    tecture historique. Les nombreux volumes extérieurs et la tour confèrent à ce joyau un caractère ancestral », résume l’agence immobilière Engel et Völkers.

    Cette dernière gère la vente de ce bien familial. Autant dire qu’elle est bien placée pour nous en dire encore davantage à ce sujet. « Les spacieuses réceptions du rez-de-chaussée aux volumes généreux recèlent encore de matériaux nobles et chaque espace de vie offre une vue exceptionnelle aux quatre points cardinaux : vue panoramique, vue sur la piscine et vue sur le parc verdoyant. Les chambres et salles de bains sont réparties au 1 er et 2 e étage. Le terrain développant pas loin de huit hectares est agrémenté d’un parc, d’un espace loisir avec une piscine, d’un verger, de pâtures et de bois ».

    En vente depuis moins d’un mois, ce château possède donc des caractéristiques phénoménales. « Il s’agit d’un établissement historique composé de 25 pièces. On recense également 18 chambres à coucher, une surface habitable de 750 mètres carrés, deux garages et 15 places de parking ».

    Cette propriété, composée d’une demeure principale mais aussi d’une conciergerie indépendante, peut accueillir une variété de projets : elle est idéale tant pour un propriétaire privé que pour un entrepreneur qui désire développer un concept d’hôtel, de restaurant ou d’habitat groupé.

    « Des personnes aux profils bien différents sont en effet intéressées par ce bien », ajoute-t-on du côté de l’agence immobilière Engel et Völkers. « Certaines souhaitent obtenir un bien majestueux en commun. Elles aime-

    raient ainsi effectuer un achat groupé afin d’habiter dans une maison de rêve située dans un cadre idyllique. Mais nous avons également reçu des appels pour des projets plus spécifiques comme des centres de bien-être ou liés au secteur de l’horeca ». Pour l’instant, et contrairement à certaines rumeurs, le château de Winerotte est toujours bel et bien en vente. Son prix ? 1.150.000 euros ! 

    YANNICK GOEBBELS dans LA MEUSE BASSE-MEUSE du 23 juin 2020

  • Vernissage d’une exposition très intéressante

    Vendredi soir, la commune des Fourons accueillait une exposition des projets primés d’étudiants d'avant-dernière année (M1) de l'Atelier d'architecture d'intérieur de l’École Supérieure des Arts Saint-Luc de Liège.

    Comme annoncé antérieurement, ces étudiants ont cherché le moyen d’exploiter les cabines électriques de Nurop, Sinnich, Mabrouck et Welschhof (version originale nettement meilleure que la version officielle) à Teuven et Rémersdael.

    Après des mots bilingues d’accueil du bourgmestre et de Monsieur R. Vanmuysen, architecte-urbaniste communal très enthousiaste pour ce projet, le professeur Alexandre Lilien de Saint-Luc a lu, par courtoisie, son discours en néerlandais.

     

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    Les professeurs de l'Atelier de M1, Carine MAES (architecte d'intérieur) et Alexandre LILIEN (architecte - ms conservation) aiment notre belle région et annoncent déjà un possible nouvel exercice dans la région pour d’autres projets originaux.

  • Trois candidats pour le Charbonnage du Hasard

    Le Charbonnage du Hasard, à Cheratte, est sur le point d’être racheté. En mars dernier, la SPI lançait un appel d’offres pour racheter ce site à réhabiliter. Les investisseurs intéressés avaient jusqu’à ce lundi 15h pour déposer leur offre. Et trois candidats, jugés sérieux, ont répondu positivement. Il s’agit tout d’abord du groupe Matexi, bien connu notamment pour ses nombreux lotissements. (notamment aux Fourons où il s'illustre dans son lotissement près de l'école provinciale de Fouron-le-Comte en n'essayant pas du tout d'y attirer les acheteurs francophones, au contraire - note du blogueur). Le second candidat est la société Serbi, filiale du groupe Gehlen qui a notamment racheté et reconverti l’ancien site Intermills à Malmedy. Enfin, le dernier offrant est GreenConstruct, un consortium verviétois qui a notamment réhabilité une ancienne usine de laine à Andrimont.

    ON N’Y FERA PAS CE QU’ON VEUT

    « Nous sommes très heureux d’avoir reçu autant de projets sérieux, sachant que le cahier des charges à remplir était plutôt dense et que le prix de vente est de 1,4 million d’euros », commente Pierre Castelain, porte-parole de la SPI. Si le potentiel est énorme – en plus du charbonnage et de son 1,2 hectare, le site comprend 4 hectares supplémentaires de terrains – le futur acheteur ne pourra pas faire ce qu’il veut. On ne verra ainsi pas de centre commercial ou d’industrie lourde se développer sur le site. Des contraintes imposées afin que le futur projet s’intègre dans le bâti existant et respecte les parties classées du site. « Quant à nous, nous sommes très heureux d’avoir pu jouer notre rôle de levier. D’avoir mené à bien notre boulot de réhabilitation et de dépollution, de valoriser les forces de ce site – son accessibilité, son potentiel géothermique- pour lui donner une activité forte. Surtout avec un site à l’abandon depuis 1977 et avec donc un tel espace immobilisé depuis plus de 40 ans. »

    Le nom de l’acheteur ne sera connu qu’au mois de novembre. Le jury, composé de la SPI, la Ville de Visé, le fonctionnaire délégué de la Région wallonne ainsi que du Patrimoine wallon, se réunira une première fois ce 17 octobre pour étudier les offres. 

    AURÉLIE DRION dans LA MEUSE BASSE-MEUSE du 3 octobre 2019.