Politique

  • Joris Gaens remplacera Huub Broers plus tôt que prévu

    Surprise au conseil communal des Fourons ce soir puisque HBVL Broers a confirmé la rumeur qui circulait dans le village de Fouron-le-Comte: il quittera le mayorat fouronnais dès le 1er janvier 2020.

    L’actuel président du C.P.A.S., Joris Gaens, deviendra bourgmestre et Hilde Broers, la fille de Huub Broers, deviendra présidente du C.P.A.S.

    Le retrait de Huub Broers a donné l'occasion à TVL de rediffuser d'anciennes images.

  • Des conseils gratuits pour une quarantaine de foyers de Mouland

    Si votre habitation se trouve dans la zone concernée, vous avez probablement reçu une lettre en néerlandais. Vous pouvez la demander en français en vous adressant au commissariat d'arrondissement des Fourons, à l'échevin Jean Levaux ou à une autre membre R@L du conseil communal ou du conseil de l'aide sociale.

    • Le bourgmestre a refusé la vente

      Le 5 juillet dernier, un bâtiment communal situé dans le petit village de Rémersdael était mis aux enchères. Une nouvelle vente aux enchères qui, pour l'Action Fouronnaise, n'aurait que pour but d'affaiblir le réseau culturel francophone du village.

      Paisible village situé à une encablure de la Basse-Meuse, Rémersdael est secoué par une nouvelle polémique que certains qualifient même de communautaire. Rémersdael appartient à la commune à facilités des Fourons, dirigée depuis 2001 par une majorité néerlandophone (10 élus actuellement) à laquelle s'opposent les 5 élus francophones. Et des tensions linguistiques refont régulièrement surface. Comme il y a quelques jours lorsque la majorité a décidé de vendre aux enchères un bâtiment situé à Rémersdael. Une vente à laquelle s'oppose farouchement l'Action Fouronnaise. « Ce bâtiment est en partie occupé par un logement, vide depuis peu et, pour l'autre, il sert de local à deux associations culturelles francophones, détaille Grégory Happart, conseiller communal francophone. « Il sert de local de répétition à l'harmonie et de local des jeunes. La majorité n'a jamais rien fait pour entretenir ce bâtiment et maintenant, elle a décidé de le mettre en vente, privant ainsi ces deux associations d'un lieu où développer leurs activités. Parce que, dans le village, à part notre centre culturel qui n'est pas adapté pour les activités de ces deux associations, il n'y a pas de plan B ».

      Capture d’écran 2019-07-17 à 10.45.47.pngPourtant, face à cette situation, la majorité fouronnaise a décidé de se débarrasser de ce bâtiment, qui ne lui rapporte rien. Si Grégory Happart admet que le loyer demandé est symbolique, 1.000 euros par an, il estime aussi qu'il y a d'autres solutions que de vendre les lieux. « Le bail arrive à échéance en janvier 2021, le loyer aurait pu être renégocié. Elle pourrait aussi très bien demander des aides pour aménager de chouettes logements dans une partie et louer le reste aux deux associations francophones. Non on préfère vendre. C'est clairement un choix politique et linguistique pour affaiblir le réseau culturel francophone qui est encore très présent dans le village ». Le 5 juillet dernier, la vente aux enchères a eu lieu. L'enchère la plus haute a atteint 106.000 euros. Elle a été jugée insuffisante et la vente a capoté. « Si on a décidé de le vendre c'est parce qu'il ne nous rapporte plus rien, explique Huub Broers, bourgmestre de Fourons. Au contraire, il nous coûte. Et moi je dois aussi veiller aux finances communales. Le bail actuel sera respecté avec les nouveaux propriétaires. Mais Grégory Happart sait très bien que les associations ne se servent plus vraiment de ces locaux et qu'ils ont une salle juste derrière qui pourrait les accueillir. Mais s'il veut en faire une polémique, c'est son droit. » Le prochain conseil communal, fixé au 22 août, devrait se pencher à nouveau sur l'avenir du bâtiment et vraisemblablement relancer une procédure pour réorganiser une nouvelle vente aux enchères. 

      AURÉLIE DRION dans LA MEUSE BASSE-MEUSE du 17 juillet 2019.

       

    • LE PRÉSIDENT DU PARLEMENT FLAMAND poussé à la démission par une prostituée

      L’Histoire retiendra sa sortie précipitée par une porte discrète de l’hôtel de ville de Bruxelles alors qu’il venait de prononcer son premier discours en qualité de président du Parlement flamand à l’occasion de la Fête flamande. Deux heures plus tard, Kris Van Dijck annonçait sa démission, précisant : « Je n’ai jamais rien fait qui aille à l’encontre de la loi. Ceux qui me connaissent un peu le savent. Les allégations de ce jour sont totalement incorrectes ».

      Pendant son discours, Kris Van Dijck avait présenté ses excuses pour avoir été impliqué dans un accident de voiture la semaine dernière avec un taux d’alcool particulièrement élevé. Alors qu’il s’employait à éteindre cet incendie devant un parterre d’hommes politiques dont Charles Michel, le journal flamand P-Magazine a publié sur son site internet un article sur la relation entre le président du parlement flamand et une prostituée. Nos confrères y détaillent la façon dont il serait intervenu en sa faveur dans un dossier de faillite frauduleuse. La prostituée, qui se fait appeler Escort Lynn, aurait bénéficié de la faillite de la société E-Media qui l’avait recrutée avant de rapidement mettre la clé sous le paillasson. Cette faillite devait, selon P-Magazine, lui permettre de bénéficier du chômage et d’une couverture sociale. « Escort Lynn » s’est adressée au FFE, soit le Fonds d’indemnisation des travailleurs licenciés en cas de fermeture d’entreprises, afin d’obtenir une indemnité de 26.000 euros.

      D'un article d'Y.H. à lire dans LA MEUSE du 12 juillet 2019

    • Une explication de l’échec de Didier Reynders

      L'échec de la candidature de Didier REYNDERS au SG du Conseil de l'Europe est moins l'échec d'un homme que celui de l'Etat belge qui ne respecte pas les recommandations et admonestations de cette même institution: non ratification de la Convention-cadre sur la protection des minorités nationales; non nomination des bourgmestres francophones dans la périphérie; mépris des droits culturels de francophones de Flandre; non modification de la législation linguistique condamnée par la Cour de Strasbourg depuis 1968. La récente "affaire chinoise" a rajouté une couche.

      Charles-Etienne Lagasse