Politique

  • Manifestation à Visé contre la future centrale biomasse de Lixhe

    Bee Green Wallonia souhaite brûler 170.000 tonnes de bois par an

    Bee Green Wallonia a demandé un permis pour construire à Lixhe, sur le terrain de CBR, une centrale biomasse. Des riverains belges et hollandais n’en veulent pas.

    Ce lundi soir, en raison du coronavirus, le conseil communal de Visé s’est tenu à la salle des Tréteaux, car le hall omnisports était occupé.

    Comme ils l’avaient déjà fait en février 2019, des riverains de Lixhe et de Lanaye sont venus manifester, en cortège, de la Grand place aux Tréteaux, contre le projet de centrale biomasse-incinérateur de déchets sur le site industriel de la cimenterie CBR à Lixhe. Ils étaient accompagnés de plusieurs groupes d’intérêt de Maastricht, Eijsden et Visé et notamment des membres du mouvement « Défendons nos villages ».

    Deux de ces membres, JeanPierre Henquet et Alain Discart, ont posé une question citoyenne avant la tenue du conseil sur la chaudière biomasse de CBR Lixhe.

    Un projet de l’entreprise Bee Green Wallonia, filiale de Bee, qui a déposé une demande de permis pour construire à LoënLixhe, sur le terrain de la cimenterie CBR, une centrale biomasse-incinérateur de déchets de bois. Objectif : brûler 170.000 tonnes de bois non dangereux par an, ce qui produirait de l’électricité pour alimenter la cimenterie et de la chaleur pour sécher le laitier.

    « L’enquête publique s’est achevée fin juillet avec informations apportées à la commune de Maastricht et la Ville de Visé doit se prononcer le 23 octobre prochain sur base du rapport de la Région. Une centrale avec des normes d’émissions les plus sévères de tous les secteurs industriels, encore plus sévères que celles de la centrale d’Intradel à Herstal, Uvélia », précise Christophe Surleraux, un des fondateurs de Bee. Il précise qu’il existe déjà de telles centrales à Vielsalm et Battice notamment. « Nous avons un comité d’accompagnement avec des riverains et la Capture d’écran 2020-09-22 à 07.50.01.pngpolice de l’environnement nous contrôle souvent. Ce dossier rencontre les impositions de la Région wallonne qui sont de plus en plus astreignantes et la cheminée sera plus haute à la demande de la Région. Nous employons 180 personnes à la cimenterie avec 400 emplois indirects », rappelle Benoît Gastout, directeur de la cimenterie CBR.

    « Nous voulons faire comprendre aux autorités de Visé qu’un nouveau pollueur majeur dans la vallée de la Meuse n’est absolument pas acceptable. Les bois brûlés seront contaminés par de la peinture, de la laque, du vernis et d’autres substances cancérigènes », dénonce Martial Mullenders, conseiller communal de l’opposition Visons Demain et ancien échevin.

    MARC GÉRARDY dans LA MEUSE BASSE-MEUSE du 22 septtembre 2020

  • Antoinette Spaak décédée à l’âge de 92 ans

    Antoinette Spaak à la Fête du Peuple fouronnais en 1980. A sa gauche, le sénateur Jean-Emile Humblet, le syndicaliste Robert Gillon, le bourgmestre Jean Louis Dodémont. A sa droite, le député Henri Mordant et José Happart. On reconnaît aussi le sénateur André Lagasse et le député-bourgmestre Georges Désir.

    «Antoinette Spaak vient de nous quitter. DéFI, mais surtout l’histoire politique de notre pays, perdent une très grande dame. Elle incarnait au plus haut point la politique dans le sens noble du terme, entre fermeté des convictions et élégance dans le combat», a déclaré M. De Smet sur Twitter.

    Née à Etterbeek en 1928, elle est la fille de Paul-Henri Spaak,elle avait été la première femme présidente d’un parti politique.

    Antoinette Spaak était entré entre en politique au sein du FDF à la suite du décès de son père en 1972. Elle était élue parlementaire dès 1974 avant de devenir présidente de son parti en 1977, et ce pendant cinq années.

    Elle a formé dans la vie un couple à la fois discret et célèbre avec le vicomte Etienne Davignon, qui fut le jeune chef de cabinet de son père. Malgré une histoire longue de quelques décennies, les deux amants ne se sont jamais mariés.

    Elle a marqué les esprits de ceux qui l’ont croisée par une détermination teintée d’élégance, et sa loyauté y compris à l’égard de ses adversaires politiques. Celle-ci s’est muée en amitié à l’égard de certains d’entre eux parmi lesquels l’ex-Premier ministre CVP Wilfried Martens.

    Antoinette Spaak a reçu le titre de ministre d’Etat en 1983.

    Antoinette Spaak s’est éteinte à l’âge de 92 ans, d’une chute dont elle ne s’est jamais vraiment remise.

  • Aux Fourons, sortez casqués: on lance des sacs !

    La police des Fourons annonce l'entrée en vigueur le 1er septembre prochain des sanctions administratives communales.

    L’administration communale souhaite faire face aux diverses formes d’incivilités : dépôt d’immondices clandestins, nuisances sonores, brûler des déchets, parking sauvage, … Le but étant d’avoir un cadre de vie agréable, dans le respect de la nature, de nos infrastructures et dans un respect mutuel.

    La commune explique ses motivations sur son site internet.

    Le règlement (de28 pages !) qui entre donc en application mardi prochain est à lire ici. Autant savoir de quoi il s'agit car les sanctions peuvent s'élever à 350 euros. 

  • Cinq éoliennes à proximité des Fourons : le gouvernement flamand est fâché et il le fait savoir

    Le projet d’installation de cinq éoliennes à Dalhem continue à faire jaser. Le gouvernement flamand en a remis une couche avant le conseil politique de ce mardi soir. Et s’il s’agissait simplement d’une guéguerre énergétique ?

    Ce sera à la Région wallonne de trancher et d’accorder ou non un permis éolien. 

    Capture d’écran 2020-08-26 à 11.11.40.pngD’après nos informations, il s’agirait surtout d’une guéguerre énergétique. En effet, Dalhem, avec son éolienne citoyenne, serait la seule gagnante dans cette histoire. La commune bassi-mosane avait d’ailleurs proposé des parts aux Fourons, mais ces derniers auraient refusé.

    De surcroît, nous avons appris que les Fourons auraient également un projet éolien à proximité de l’endroit où Engie-Electrabel souhaite implanter ses machines. Mais ils auraient au moins un an de retard dans leur projet !

    Bref, du côté wallon, certains se demandent si ces critiques à répétition ne sont pas liées à ce projet flamand tenu secret… 

    D'un article de YANNICK GOEBBELS à lire dans LA MEUSE BASSE-MEUSE du 26 août 2020

  • Le gouvernement flamand conteste l'installation d'éoliennes à Warsage

    Le gouvernement flamand a introduit des objections auprès du collège communal de Dalhem à l'installation de cinq éoliennes.

    Celles-ci font partie d'un projet d'un parc éolien de 20MW et se situent à l’est de Berneau et au nord de Warsage, le long de la ligne de chemin de fer et de la frontière communale avec les Fourons, de part et d’autre de la rue de la Gare.

    Les ministres flamands NV-A Matthias Diependaele et Zuhal Demir font remarquer que les engins d'Electrabel se trouvent à quelques mètres de la frontière linguistique et qu'ils n'ont pas été informés du projet par le gouvernement wallon, une obligation contenue dans un accord de coopération, ont-ils indiqué lundi.

    "Le gouvernement wallon a foulé aux pieds cet accord. Normalement, nous aurions dû être tenus informés de ce projet. Les éoliennes seront installées à quelques mètres des Fourons. Cela n'a pas eu lieu. Je suis très déçu par mes collègues wallons", a déploré le ministre du Patrimoine, Matthias Diependaele.

    Plusieurs sites d'intérêt patrimonial se trouvent dans l'environnement immédiat du lieu d'installation. Le projet mettrait également en péril la biodiversité dans la zone.

    "Electrabel reconnaît lui-même que les turbines auront un impact sur des espèces (sensibles), telles que la Pipistrelle commune, la Pipistrelle de Nathusius, la Sérotine commune, la Noctule commune, la Pipistrelle soprane et la Noctule de Leisler", assure la ministre de l'Environnement, Zuhal Demir, qui met aussi en avant le problème posé par l'ombre portée des éoliennes : "En termes d'ombre portée, nous avons observé des dépassements de la valeur limite flamande (8 heures/an) dans certaines maisons de la Région flamande. En poussant le modèle aux valeurs maximales, les valeurs limites sont dépassées chez de nombreux bénéficiaires tant en Flandre qu'en Wallonie"

    Belga / Olivier G sur RTC le 24 août 2020

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