Politique

  • L’éditorial de LA MEUSE d’aujourd’hui

    77CEE40C-16C7-4E18-9ED7-CC91AC26FD12.jpegDimanche, un bâtiment destiné à accueillir des demandeurs d’asile était incendié à Bilzen. Un événement déjà grave en soi, mais le pire allait suivre. L’acte criminel s’est déroulé sous les applaudissements d’habitants de cette commune limbourgeoise et on vous passe les commentaires sur les réseaux sociaux, du type « il a brûlé trop tôt ». Sous-entendu, ça aurait été mieux s’il y avait déjà eu des demandeurs d’asile à l’intérieur. Le parquet du Limbourg a annoncé une enquête sur les commentaires haineux. Il est plus que temps.
    Ainsi que nous l’avons déjà souligné, une parole de plus en plus scandaleuse s’est manifestement libérée. Ce sont des chants racistes dans les stades de football, des propos sexistes, homophobes, que certains dirigeants, dans le monde du foot, osent mettre sur le compte d’un prétendu folklore. C’est l’assimilation, relayée par des politiques, des migrants à des délinquants. Les demandeurs d’asile fuient des pays en guerre, ce ne sont pas des criminels. Nous l’avions rappelé à l’époque de la mort de la petite Mawda. On vient encore de franchir un nouveau degré dans l’ignominie, avec une campagne du Vlaams Belang sur la sécurité des enfants. Sur une affiche, une jeune fille blanche avec une main sur la bouche, la main de quelqu’un qui l’attaque. Une main noire. Tout est dans la suggestion, mais le message est clair : le danger, c’est l’étranger.
    Et dire que certains prétendent que ces gens sont devenus fréquentables. C’est en leur donnant une légitimité que l’on ouvre la porte à leurs idées nauséabondes. Plus que jamais, il faut se montrer intransigeants avec les messages de haine.

  • Il déménage et il démissionne

    Le conseil communal de ce mercredi soir a été marqué par la démission de Pierre Étienne, candidat bourgmestre il y a un an à Dalhem mais contraint de rejoindre l’opposition suite à l’incroyable succès de l’équipe Maïeur. Le socialiste déménage dans la commune de Blegny. Il va donc également quitter son poste de chef du groupe Dalhem Demain et de président de l’USC dalhemoise.

    Un article de YANNICK GOEBBELS à lire dans LA MEUSE BASSE-MEUSE du 31 octobre 2019.

  • Joris Gaens remplacera Huub Broers plus tôt que prévu

    Surprise au conseil communal des Fourons ce soir puisque HBVL Broers a confirmé la rumeur qui circulait dans le village de Fouron-le-Comte: il quittera le mayorat fouronnais dès le 1er janvier 2020.

    L’actuel président du C.P.A.S., Joris Gaens, deviendra bourgmestre et Hilde Broers, la fille de Huub Broers, deviendra présidente du C.P.A.S.

    Le retrait de Huub Broers a donné l'occasion à TVL de rediffuser d'anciennes images.

  • Des conseils gratuits pour une quarantaine de foyers de Mouland

    Si votre habitation se trouve dans la zone concernée, vous avez probablement reçu une lettre en néerlandais. Vous pouvez la demander en français en vous adressant au commissariat d'arrondissement des Fourons, à l'échevin Jean Levaux ou à une autre membre R@L du conseil communal ou du conseil de l'aide sociale.

    • Le bourgmestre a refusé la vente

      Le 5 juillet dernier, un bâtiment communal situé dans le petit village de Rémersdael était mis aux enchères. Une nouvelle vente aux enchères qui, pour l'Action Fouronnaise, n'aurait que pour but d'affaiblir le réseau culturel francophone du village.

      Paisible village situé à une encablure de la Basse-Meuse, Rémersdael est secoué par une nouvelle polémique que certains qualifient même de communautaire. Rémersdael appartient à la commune à facilités des Fourons, dirigée depuis 2001 par une majorité néerlandophone (10 élus actuellement) à laquelle s'opposent les 5 élus francophones. Et des tensions linguistiques refont régulièrement surface. Comme il y a quelques jours lorsque la majorité a décidé de vendre aux enchères un bâtiment situé à Rémersdael. Une vente à laquelle s'oppose farouchement l'Action Fouronnaise. « Ce bâtiment est en partie occupé par un logement, vide depuis peu et, pour l'autre, il sert de local à deux associations culturelles francophones, détaille Grégory Happart, conseiller communal francophone. « Il sert de local de répétition à l'harmonie et de local des jeunes. La majorité n'a jamais rien fait pour entretenir ce bâtiment et maintenant, elle a décidé de le mettre en vente, privant ainsi ces deux associations d'un lieu où développer leurs activités. Parce que, dans le village, à part notre centre culturel qui n'est pas adapté pour les activités de ces deux associations, il n'y a pas de plan B ».

      Capture d’écran 2019-07-17 à 10.45.47.pngPourtant, face à cette situation, la majorité fouronnaise a décidé de se débarrasser de ce bâtiment, qui ne lui rapporte rien. Si Grégory Happart admet que le loyer demandé est symbolique, 1.000 euros par an, il estime aussi qu'il y a d'autres solutions que de vendre les lieux. « Le bail arrive à échéance en janvier 2021, le loyer aurait pu être renégocié. Elle pourrait aussi très bien demander des aides pour aménager de chouettes logements dans une partie et louer le reste aux deux associations francophones. Non on préfère vendre. C'est clairement un choix politique et linguistique pour affaiblir le réseau culturel francophone qui est encore très présent dans le village ». Le 5 juillet dernier, la vente aux enchères a eu lieu. L'enchère la plus haute a atteint 106.000 euros. Elle a été jugée insuffisante et la vente a capoté. « Si on a décidé de le vendre c'est parce qu'il ne nous rapporte plus rien, explique Huub Broers, bourgmestre de Fourons. Au contraire, il nous coûte. Et moi je dois aussi veiller aux finances communales. Le bail actuel sera respecté avec les nouveaux propriétaires. Mais Grégory Happart sait très bien que les associations ne se servent plus vraiment de ces locaux et qu'ils ont une salle juste derrière qui pourrait les accueillir. Mais s'il veut en faire une polémique, c'est son droit. » Le prochain conseil communal, fixé au 22 août, devrait se pencher à nouveau sur l'avenir du bâtiment et vraisemblablement relancer une procédure pour réorganiser une nouvelle vente aux enchères. 

      AURÉLIE DRION dans LA MEUSE BASSE-MEUSE du 17 juillet 2019.