Question fouronnaise

  • L’ex-greffier provincial est décédé du Covid19

    C’est sa petite-fille Maxou qui l’a annoncé hier. André Haudestaine est décédé samedi après-midi à la clinique André Renard à Herstal. « Il y avait été admis mardi dernier car il avait été testé positif au coronavirus il y a trois semaines dans sa maison de repos de Blegny et ses symptômes empiraient », explique-telle. « Et samedi, c’est son coeur qui a lâché. » Il avait 87 ans. André Haudestaine était bien connu à la Province de Liège car il y avait été receveur régional durant neuf ans, puis il avait été nommé greffier provincial en 1974. Durant 20 ans, jusqu’à sa retraite en 1993, il avait donc été à la tête administrative des 6000 agents provinciaux. C’est Roger Jeunehomme qui lui avait ensuite succédé et c’est Marianne Lonhay qui, aujourd’hui, assume cette fonction.

    Mais ce jeune retraité (à 60 ans) allait ensuite mettre toute son énergie au service du circuit de Spa-Francorchamps dont il assuma la présidence de l’intercommunale. Et il parvint à réattirer à nouveau la Formule 1 sur le pus beau circuit du monde avec l’aide de son ami et directeur, le Flémallois André Maes. 

    L.G. dans LA MEUSE du 27 avril 2020.

    André Haudestaine a aussi un lien avec l'histoire fouronnaise, outre le fait qu'un fouronnais, Jean-Marie Happart, fut un de ses successeurs à la présidence de l'intercommunale du circuit de Spa-Francorchamps, qu'il convient de rappeler aujourd'hui.

    Vincent Delcorps raconte dans LA REVUE GENERALE d'octobre 2012:

    Le dimanche 28 janvier 1979 se déroule une « promenade » flamande dans les Fourons. Des contre-manifestants francophones sont aussi présents. Une altercation survient entre ceux-ci et la gendarmerie. Des chiens sont lâchés. Des coups de matraque se perdent ; certains témoins font état de l’acharnement des gendarmes sur les manifestants. L’incident est sérieux : un jeune homme est grièvement blessé au visage par un chien. Dans les jours qui suivent, chacun livre sa version des faits dans la presse. Si les manifestants prétendent que la gendarmerie a lâché cinq chiens à leurs trousses, les gendarmes affirment quant à eux que le chien a mordu un manifestant uniquement pour défendre son maitre attaqué. Les politiques s’en mêlent et Henri Boel, ministre de l’Intérieur, s’emmêle lorsqu’il affirme que ledit chien se trouvait en situation de légitime défense. La formule passe mal. Plusieurs membres francophones du cabinet ministériel désapprouvent leur patron et présentent leur démission. C’est le cas d’André Haudestaine, le chef de cabinet, évoquant une « boutade », de « l’humour flamand et de l’ironie », Henri Boel se défend, ajoutant que ses propos n’ont pas été entièrement reproduits.

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  • L'évocation du 9 mars 1980

    Après l'accueil par Grégory Happart des nombreuses personnes présentes (dont le ministre Frédéric Daerden) à Fouron-Saint-Martin dimanche matin pour évoquer les graves événements du 9 mars 1980, c'est à Serge Snoeck qu'est revenu l'honneur d'introduire le sujet. Serge avait une quinzaine d'années à l'époque; il était dans le living de la maison à Fouron-Saint-Pierre avec sa grand-maman, ses parents et d'autres membres de la famille quand la maison a été prise d'assaut par les hordes flamingantes. Son père Joseph Snoeck a voulu les faire déguerpir en tirant deux coups, blessant quelques manifestants par ricochet. 

    Après cette introduction pleine d'émotion, deux montages visuels ont été présentés. L'un montrant surtout les photos qui font partie de l'exposition qui restera accessible jusqu'à la fin du mois à la cafétéria du Centre sportif et culturel à Fouron-Saint-Martin, l'autre donnant aussi le point de vue des flamingants (Broers, Duijsens, Banken, Swéron, ...) avec des extraits de films montrant de véritables images de scènes de guerre dans le village de Rémersdael.

    Dans son journal régional, RTC a montré hier de nombreuses images de l'exposition en cours.

  • Les pires affrontements aux Fourons, c’était il y a 40 ans

    L’Action Fouronnaise a commémoré dimanche les 40 ans du 9 mars 1980, date symbolique de cette commune au cours de laquelle les militants flamingants et francophones se sont violemment affrontés.

    Depuis 1977, des « promenades dominicales » avaient lieu dans les Fourons, passés de la province de Liège à celle du Limbourg quand a été fixée la frontière linguistique. Les « promeneurs » étaient des militants flamingants, issus en bonne partie de groupes d’extrême-droite, qui voulaient affirmer l’appartenance de la commune à la Flandre alors que les habitants francophones réclamaient le retour à Liège.

    Le 9 mars, une de ces marches a failli tourner au drame quand un habitant a voulu éloigner les manifestants de sa maison en sortant sa carabine et, ensuite, en tirant vers eux.

    Dimanche, une projection audiovisuelle et une exposition de photos et coupures de presse ont mis en avant le souvenir de ce jour. « Actuellement, la vie dans les Fourons est paisible et il existe des rassemblements conviant francophones et néerlandophones. Néanmoins, une pression politico-administrative tente, chaque jour, de détricoter un peu plus les facilités et le droit de s’exprimer en français », a conclu Grégory Happart. 

    (La Meuse Basse-Meuse du 9 mars 2020)

    L'exposition de photos et coupures de presse sera encore visible pendant tout ce mois à la cafétéria du Centre Sportif et Culturel à Fouron-Saint-Martin.

  • Evocation des graves événements du 9 mars 1980

    Rencontre au Centre sportif et culturel des Fourons, à Fouron-Saint-Martin, pour se souvenir quelques instants du 9 mars 1980. Une date particulièrement douloureuse pour le Peuple fouronnais. Ce jour-là, des milliers de « promeneurs » extrémistes flamingants, politiques en tête, foulaient au pied les règles élémentaires de la Démocratie et les Droits de l’Homme et faisaient basculer Fourons et sa population dans un état qualifié par la presse de « guerre civile ». Les Fouronnais ont choisi de résister et il convient de remercier les hommes politiques, anciens et actuels, et tous les citoyens de leur soutien.

    Si en 2020, Fourons ne fait plus l’actualité, ces faits nous ne devons toutefois pas les oublier, ni les banaliser. Car, 40 ans plus tard, les Francophones fouronnais sont toujours confrontés à une violence politico-administrative tout aussi impitoyable qui, chaque jour, détricote un peu plus les facilités et le droit de s’exprimer en français.

    Ces moments du passé et la situation présente doivent surtout nous encourager à revendiquer nos droits et le respect de toutes les minorités pour construire une société juste, démocratique et solidaire.

    Deux montages audio-visuels d'une vingtaine de minutes montreront l'ambiance de l'époque. On entendra un politologue de l'Université de Liège dire l'importance de rappeler ces événements et l'ex-bourgmestre Broers, en parfait négationniste, dire exactement le contraire. On verra d'ailleurs avec qui il était le 9 mars 1980.

  • On se souvient !

    Nous vous invitons, le dimanche 8 mars 2020, de 11 à 13 heures, à nous rejoindre au Centre sportif et culturel des Fourons pour tout simplement se souvenir ensemble du 9 mars 1980.  Une de ces journées de haine et de violence intolérables à l’encontre de la population francophone des Fourons.

    Ce jour-là, des milliers de « promeneurs » extrémistes flamingants, politiques en tête, foulaient au pied les règles élémentaires de la Démocratie et les Droits de l’Homme et faisaient basculer Fourons et sa population dans un état qualifié par la presse de « guerre civile ». Les Fouronnais ont choisi de résister et il convient de remercier les hommes politiques de l’époque et tous les citoyens qui les ont courageusement soutenus.

    Si en 2020, Fourons ne fait plus l’actualité, ces faits nous ne devons toutefois  pas les oublier, ni les banaliser. Car, 40 ans après, les Francophones fouronnais sont toujours confrontés à une violence politico-administrative tout aussi impitoyable qui, chaque jour, détricote un peu plus les facilités et le droit de s’exprimer en français.  

    Nous ne sommes pas animés par un esprit revanchard, ces moments du passé et la situation présente doivent surtout nous encourager pour continuer à revendiquer nos droits et le respect de toutes les minorités pour construire une société démocratique et solidaire. Cela passe aussi par le soutien des différents partis politiques à nos actions, à un moment ou le communautaire rythme les négociations fédérales pour la constitution d’un gouvernement.

    Pour le Centre Sportif et Culturel,
    Grégory HAPPART,
    président