Question fouronnaise

  • Il y a 50 ans : élections communales dans les villages fouronnais

    Ces archives de la RTBF nous rappellent un jour d'élections dans les villages fouronnais avant la fusion. C'était le deuxième dimanche du mois d'octobre 1970. Belle ambiance à Mouland devant le café où Bernard Watelet fait son reportage.

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    Ambiance nettement différente devant l'autre café. Qui se souvient de ce café?

  • Antoinette Spaak décédée à l’âge de 92 ans

    Antoinette Spaak à la Fête du Peuple fouronnais en 1980. A sa gauche, le sénateur Jean-Emile Humblet, le syndicaliste Robert Gillon, le bourgmestre Jean Louis Dodémont. A sa droite, le député Henri Mordant et José Happart. On reconnaît aussi le sénateur André Lagasse et le député-bourgmestre Georges Désir.

    «Antoinette Spaak vient de nous quitter. DéFI, mais surtout l’histoire politique de notre pays, perdent une très grande dame. Elle incarnait au plus haut point la politique dans le sens noble du terme, entre fermeté des convictions et élégance dans le combat», a déclaré M. De Smet sur Twitter.

    Née à Etterbeek en 1928, elle est la fille de Paul-Henri Spaak,elle avait été la première femme présidente d’un parti politique.

    Antoinette Spaak était entré entre en politique au sein du FDF à la suite du décès de son père en 1972. Elle était élue parlementaire dès 1974 avant de devenir présidente de son parti en 1977, et ce pendant cinq années.

    Elle a formé dans la vie un couple à la fois discret et célèbre avec le vicomte Etienne Davignon, qui fut le jeune chef de cabinet de son père. Malgré une histoire longue de quelques décennies, les deux amants ne se sont jamais mariés.

    Elle a marqué les esprits de ceux qui l’ont croisée par une détermination teintée d’élégance, et sa loyauté y compris à l’égard de ses adversaires politiques. Celle-ci s’est muée en amitié à l’égard de certains d’entre eux parmi lesquels l’ex-Premier ministre CVP Wilfried Martens.

    Antoinette Spaak a reçu le titre de ministre d’Etat en 1983.

    Antoinette Spaak s’est éteinte à l’âge de 92 ans, d’une chute dont elle ne s’est jamais vraiment remise.

  • La solution (?) dont certains rêvaient pour Fourons: une commune morcelée entre Wallonie et Flandre

    Casse-tête à Baerle-Duc avec le Covid-19

    Pour les habitants de Baerle-Duc, minuscule enclave belge dans le sud des Pays-Bas, et ceux de sa voisine néerlandaise Baerle-Nassau, respecter les règles liées au coronavirus constitue un défi quotidien, déterminé par un enchevêtrement de frontières qui sillonnent les rues.Capture d’écran 2020-08-16 à 08.44.21.png

    Les deux villages forment un puzzle géant qui a de quoi donner le tournis : BaerleDuc compte 22 enclaves en territoire néerlandais, tandis que BaerleNassau en possède sept, elles-mêmes imbriquées dans les enclaves belges, ainsi qu’une huitième au-delà de la frontière principale entre les deux pays.

    DEUX POLITIQUES SANITAIRES

    Sur place, où la porte d’entrée des maisons détermine le pays auquel elles appartiennent, citoyens belges et néerlandais avaient pour habitude de vivre sans trop se soucier des frontières. Mais le Covid-19 a changé la donne.

    A Baerle-Duc, qui dépend de la province belge d’Anvers, porter un masque dans l’espace public est de rigueur. Rien de tel à Baerle-Nassau, le port du masque aux Pays-Bas étant uniquement obligatoire dans les transports en commun.

    « Les gens ne comprennent pas s’ils doivent porter un masque ou non quand ils viennent dans ma boutique », explique Sylvia Reijbroek.

    Cette Néerlandaise possède une galerie d’art dont le bâtiment est traversé par la frontière, représentée par de simples croix blanches sur le plancher. Une situation cocasse qu’elle appréciait auparavant mais qu’elle ne trouve « plus si chouette » en pleine pandémie.

    Quand des clients entrent du côté belge, Sylvia leur explique qu’ils sont censés mettre un masque, avant de leur dire qu’ils peuvent l’enlever une fois qu’ils ont passé la frontière, à quelques mètres. Avant le coronavirus, « il n’y avait pas de problème avec les frontières. Maintenant, on voit que c’est différent », note l’artiste. Malgré les dizaines de marques au sol qui ponctuent les deux villages pour indiquer les frontières, tout « fonctionnait très bien », les habitants se voyant comme membres d’une seule et même communauté, estime Frans De Bont, le maire de Baerle-Duc.

    « Tout a changé avec le coronavirus. Personne ne sait quoi faire », raconte-t-il.

    « Maintenant, c’est « Vous êtes néerlandais et vous avez vos règles » et nous avons les règles belges qui sont plus strictes. Et c’est étrange », déclare M. De Bont, dont le village de 7,5 km 2 a enregistré 14 cas de nouveau coronavirus depuis le début de la pandémie.

    Pendant le confinement, Sylvia a dû fermer sa galerie, de droit belge, alors que le magasin mitoyen, du côté néerlandais, est resté ouvert. Les Pays-Bas sont l’un des rares pays d’Europe à ne pas avoir ordonné de confinement total au plus fort de la pandémie.

    « Nous avons deux gouvernements qui ont une manière différente d’agir avec le coronavirus. Ce n’est pas très agréable », regrette-t-elle.

    (7Dimanche, 16 août 2020)

  • L’ex-greffier provincial est décédé du Covid19

    C’est sa petite-fille Maxou qui l’a annoncé hier. André Haudestaine est décédé samedi après-midi à la clinique André Renard à Herstal. « Il y avait été admis mardi dernier car il avait été testé positif au coronavirus il y a trois semaines dans sa maison de repos de Blegny et ses symptômes empiraient », explique-telle. « Et samedi, c’est son coeur qui a lâché. » Il avait 87 ans. André Haudestaine était bien connu à la Province de Liège car il y avait été receveur régional durant neuf ans, puis il avait été nommé greffier provincial en 1974. Durant 20 ans, jusqu’à sa retraite en 1993, il avait donc été à la tête administrative des 6000 agents provinciaux. C’est Roger Jeunehomme qui lui avait ensuite succédé et c’est Marianne Lonhay qui, aujourd’hui, assume cette fonction.

    Mais ce jeune retraité (à 60 ans) allait ensuite mettre toute son énergie au service du circuit de Spa-Francorchamps dont il assuma la présidence de l’intercommunale. Et il parvint à réattirer à nouveau la Formule 1 sur le pus beau circuit du monde avec l’aide de son ami et directeur, le Flémallois André Maes. 

    L.G. dans LA MEUSE du 27 avril 2020.

    André Haudestaine a aussi un lien avec l'histoire fouronnaise, outre le fait qu'un fouronnais, Jean-Marie Happart, fut un de ses successeurs à la présidence de l'intercommunale du circuit de Spa-Francorchamps, qu'il convient de rappeler aujourd'hui.

    Vincent Delcorps raconte dans LA REVUE GENERALE d'octobre 2012:

    Le dimanche 28 janvier 1979 se déroule une « promenade » flamande dans les Fourons. Des contre-manifestants francophones sont aussi présents. Une altercation survient entre ceux-ci et la gendarmerie. Des chiens sont lâchés. Des coups de matraque se perdent ; certains témoins font état de l’acharnement des gendarmes sur les manifestants. L’incident est sérieux : un jeune homme est grièvement blessé au visage par un chien. Dans les jours qui suivent, chacun livre sa version des faits dans la presse. Si les manifestants prétendent que la gendarmerie a lâché cinq chiens à leurs trousses, les gendarmes affirment quant à eux que le chien a mordu un manifestant uniquement pour défendre son maitre attaqué. Les politiques s’en mêlent et Henri Boel, ministre de l’Intérieur, s’emmêle lorsqu’il affirme que ledit chien se trouvait en situation de légitime défense. La formule passe mal. Plusieurs membres francophones du cabinet ministériel désapprouvent leur patron et présentent leur démission. C’est le cas d’André Haudestaine, le chef de cabinet, évoquant une « boutade », de « l’humour flamand et de l’ironie », Henri Boel se défend, ajoutant que ses propos n’ont pas été entièrement reproduits.

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  • L'évocation du 9 mars 1980

    Après l'accueil par Grégory Happart des nombreuses personnes présentes (dont le ministre Frédéric Daerden) à Fouron-Saint-Martin dimanche matin pour évoquer les graves événements du 9 mars 1980, c'est à Serge Snoeck qu'est revenu l'honneur d'introduire le sujet. Serge avait une quinzaine d'années à l'époque; il était dans le living de la maison à Fouron-Saint-Pierre avec sa grand-maman, ses parents et d'autres membres de la famille quand la maison a été prise d'assaut par les hordes flamingantes. Son père Joseph Snoeck a voulu les faire déguerpir en tirant deux coups, blessant quelques manifestants par ricochet. 

    Après cette introduction pleine d'émotion, deux montages visuels ont été présentés. L'un montrant surtout les photos qui font partie de l'exposition qui restera accessible jusqu'à la fin du mois à la cafétéria du Centre sportif et culturel à Fouron-Saint-Martin, l'autre donnant aussi le point de vue des flamingants (Broers, Duijsens, Banken, Swéron, ...) avec des extraits de films montrant de véritables images de scènes de guerre dans le village de Rémersdael.

    Dans son journal régional, RTC a montré hier de nombreuses images de l'exposition en cours.