Religion

  • Retour des messes dans nos églises

    M. le curé L. Stassen annonce le retour des messes dans nos églises fouronnaises dès le prochain week-end sous certaines conditions (distance de sécurité, maximum de 100 personnes présentes, sans chorale).

    Le samedi 13 juin, il y aura ainsi une messe à Mouland et à Rémersdael (messe en français).

    Le dimanche 14 juin, ce sera le tour de Fouron-Saint-Martin et Fouron-le-Comte, et le lundi 15 juin à La Planck.

    Teuven suivrait le 21 juin.

    La messe sera donc célébrée à Rémersdael le samedi 13 juin à 19 heures pour le repos de l'âme de Madame Gabrielle MARCHANT-ERNON.

  • Décès de l'abbé Gaston Schoonbroodt

    Capture d’écran 2020-04-23 à 11.33.16.pngLa famille et la presse annoncent le décès de l'abbé Gaston Schoonbroodt. 

    On se souvient dans les villages fouronnais de ses interventions pour faire respecter par le clergé local et par l'évêché de Hasselt les francophones des Fourons.

    Il avait notamment interpellé le curé Possen de Fouron-le-Comte en 1987 lorsque celui-ci avait refusé des obsèques en français à l'église de Fouron-le-Comte pour Philippe Vandeberg. 

    Il avait aussi plusieurs fois célébré les communions des enfants de l'école francophone à Rémersdael où il officiait aussi régulièrement pour des mariages et des baptêmes.

    Il avait célébré la messe pour Julie et Mélissa, suivie par des centaines de milliers de personnes en direct à la télévision.

    « À quoi ont servi nos actions et nos prières ? Le bon Dieu est-il sourd ? » Cette phrase restée célèbre, c’est Gaston Schoonbroodt qui l’avait prononcée lors de la messe de funérailles de Julie et Mélissa en août 1996, dans la basilique Saint-Martin de Liège. « Cette phrase, il fallait l’oser pour un prêtre, en pleine cathédrale », se souvient encore JeanDenis Lejeune.

    Et cette phrase était venue en écho à une réflexion que le papa de Julie, lui-même agnostique, lui avait faite en préparant cette célébration. « Dis Gaston, lui avais-je dit, à quoi ont servi toutes les prières qu’on a adressées à ton Dieu durant ces longs mois ? Je ne l’ai jamais vu durant tout ce temps pour venir m’aider ? »

    Capture d’écran 2020-04-23 à 11.39.33.png

    PRÊTRE ATYPIQUE

    Gaston Schoonbroodt était un prêtre atypique. Il habitait Jemeppe-sur-Meuse (Seraing) et avait d’abord été prêtre-ouvrier à l’usine Cockerill.

    Ensuite, il était devenu chauffeur de bus à la STIL d’abord, puis au TEC. Passionné de football, il était même arbitre et délégué de l’équipe du TEC.

    Fort proche également des autres parents victimes de disparition d’enfants à l’époque, il a aussi présidé en juillet 2006 la messe pour la petite Élisabeth Brichet à Namur.

    Coronavirus oblige, les funérailles se tiendront bien entendu dans la stricte intimité, lundi prochain, à Herve. Il était en effet originaire de Clermont.

    A lire aussi, l'article complet de LUC GOCHEL dans LA MEUSE du 23 avril 2020.

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  • Les parents de Julie et Mélissa en visite chez leur vieil ami, qui avait célébré les funérailles des fillettes

    L’image est joyeuse et émouvante à la fois. Gaston Schoonbroodt, le prêtre qui avait crié sa révolte aux funérailles de Julie et Mélissa, pose fièrement pour une photo avec les parents des deux fillettes disparues. Le prêtre va sur ses 90 ans et a reçu ses amis à Herve, dans le home où il réside désormais. Gaston Schoonbroodt était aussi ce prêtre qui venait célébrer la messe pour les communiants francophones à Rémersdael il y a une trentaine d'années.

    « En visite chez notre ami Gaston Schoonbroodt ». C’est ainsi que Jean-Denis Lejeune, le papa de Julie, a légendé la photo, postée sur son Facebook. On y voit Gaston Schoonbroodt, 89 ans, entouré de Louisa (la maman de Julie), de Gino Russo et de Jean-Denis Lejeune. Tous ont le sourire et un geste d’amitié envers le vieil homme : une main posée sur l’épaule, un bras appuyé dans le dos…

    Il y a déjà plusieurs années que Gaston Schoonbroodt a quitté ses paroisses de Jemeppe et de Seraing, et aussi son travail à Cockerill et à la Stil (il était chauffeur de bus). L’âge venant, il est parti vivre chez son frère en région verviétoise avant de se retirer dans une maison de repos, à Herve, où il réside désormais. « On y est allé tous ensemble, samedi après-midi. C’est notre ami à tous », nous dit Jean-Denis Lejeune. « Gaston est un homme fatigué mais, d’après sa nièce, qui est allée le voir ensuite, il était très content de nous avoir revus ». L’homme, bien qu’amoindri, n’a pas oublié les fillettes assassinées. « Il y avait une coupure de presse collée sur son armoire (intitulée : « Nos deux petites filles seront toujours vivantes ») et aussi une photo de nous quatre avec Gaston, aux funérailles. Ces souvenirs dans sa chambre, ça ne m’étonne pas de lui ! » Les milliers de Belges présents aux funérailles de Julie et Mélissa, à Liège, en la basilique Saint-Martin, en août 1996, se souviennent des mots terribles prononcés par l’abbé Gaston Schoonbroodt. « À quoi ont servi nos actions et nos prières ? Le bon Dieu est-il sourd ? », avait-il hurlé, la voix tremblante et en serrant un mouchoir dans sa main. Des propos teintés de colère, peu courants venant d’un homme d’Église.

    D'un article de F. DE H. dans LA MEUSE du 18 janvier 2020.

  • Le pèlerinage Valkenburg-Banneux

    La 80ème édition du pèlerinage Valkenburg - Banneux passera à La Planck le mardi 24 décembre à midi.

    Pour les pèlerins qui auront parcouru 51 km en partant de Fauquemont à 8 heures 30, une messe solennelle de Noël sera célébrée à 21 heures dans la grande chapelle du Message sur l'Esplanade de Banneux.

    Informations détaillées sur le site http://www.kerstvoettochtbanneux.nl 

  • Se marier à l’église coûtera 25 % de plus en 2020 en Wallonie, mais toujours moins qu'au Limbourg!

    Sur décision des évêques des diocèses francophones de Belgique, le casuel (soit la contribution à la vie matérielle de l’Église) pour les mariages et funérailles passe à 200 euros au 1 er janvier. Ce tarif concerne toute la Wallonie à l’exception du Brabant wallon qui dépend de l’archidiocèse de Malines-Bruxelles.

    Ce blog a déjà publié le 28 janvier 2019 les frais imposés par l'évêché de Hasselt.

    Depuis le 1er janvier 2019, une cérémonie de mariage ou d'obsèques coûte 275 € qui seront répartis de la façon suivante:

    • Fabrique d'église :  60 €
    • Diocèse:                 57,50 €
    • Célébrant:              40 €
    • Sacristain:              20 €
    • Organiste:              20 €
    • Paroisse:                50 €
    • Fédération:             27,50 €

    « Il faut également souligner que l’évolution du casuel est nettement moins forte que l’augmentation du coût des pompes funèbres elles-mêmes », commente-t-on à Tournai. Le montant total facturé par les pompes funèbres peut en effet facilement grimper jusqu’à 3.500 voire 4.000 euros. « On ne peut prendre argument de cette augmentation pour décrier le casuel, alors que tant d’autres tarifs augmentent », précise le diocèse namurois.

    « UN COÛT IMPORTANT »

    Échevin des Cultes et Fabriques à Saint-Ghislain, Jérémy Bricq (PS) regrette pour sa part cette augmentation du casuel. « Cela représente une dépense très importante pour les familles, en particulier les plus pauvres », explique-til. « Il faut rappeler qu’en Belgique le culte est totalement financé par l’État, et que les fabriques d’Église sont financées par les communes. Celles-ci doivent supporter des coûts importants pour les fabriques ». L’échevin saint-ghislainois compte bien interpeller un député membre de la commission Justice concernant l’augmentation du prix des messes pour les mariages et les enterrements.

    Notons toutefois que si une famille n’est pas financièrement en mesure de payer le casuel demandé, l’Église peut l’en dispenser. 

    D'un article de CL.W. AVEC SA.B. dans LA MEUSE du 10 décembre 2019