Sécurité

  • Collégiale de Visé : extinction automatique du feu envisagée

    La Collégiale Saint-Martin et Saint-Hadelin de Visé, qui se dresse à l’entrée de la Ville, est bien protégée.

    « Il y a des alarmes incendie et des alarmes antivols ainsi que des caméras de surveillance. Nous avons aussi une bonne assurance », précise Jean De Pauw, président de la Fabrique d’église.

    « Et suite à l’incendie de Notre Dame de Paris ce lundi, nous avons inscrit à l’ordre du jour de notre prochain conseil d’administration l’installation d’un système d’extinction automatique d’un incendie qu’il faudra budgétiser et pour lequel il faudra trouver un financement. Dans les années 90, des jeunes avaient mis le feu à des chaises derrière l’autel mais l’incendie avait été rapidement maîtrisé », indique Jean De Pauw.

    Pour rappel, la Collégiale de Visé, reconstruite en plusieurs phases, fut détruite à nouveau le 10 août 1914, incendiée par les Allemands lors de la première guerre mondiale. Seul le Chœur, datant de 1524 et classé, fut conservé et les vitraux de l’abside furent miraculeusement épargnés tandis que la châsse

    avait pu être sortie à temps. « La Collégiale abrite la châsse de Saint-Hadelin des 11e et 12e siècles, la première répertoriée dans la vallée de la Meuse. Il y a aussi le buste de Saint-Hadelin confectionné au 14e siècle et restauré au 17e . Il y a encore un lutrin-pélican, une dalle funéraire réalisée par le grand sculpteur Jean Del Cour et quelques meubles d’intérêt dans la sacristie. La Collégiale de Visé a été totalement restaurée de 1987 à 2007 par la Région, la Ville de Visé et la Fabrique d’église pour deux millions d’€. Le vitrail arrière a été redressé et rénové. Nous avons aussi rénové le presbytère sur fonds propres (450.000€) avec une sécurité incendie complète, trois bureaux, une salle polyvalente et deux appartements à l’étage. Nous prévoyons une restauration de la tour par phases (coût 330.000€) », détaille Jean De Pauw.

    « En 2010, la statue de Saint-Martin de 150kg a été volée par des Hollandais puis revendue et retrouvée en morceaux à Maastricht. C’était une perte totale », regrette encore Jean De Pauw. 

    MARC GÉRARDY dans LA MEUSE BASSE-MEUSE du 17 avril 2019.

  • Theo Francken n’a pas pu causer à Verviers

    Les quelque 200 manifestants l’ont empêché de présenter son livre et sa voiture aurait été endommagée

    Verviers a réservé un comité d’accueil hostile à Theo Francken, ce mardi. L’ex-secrétaire d’État, qui comptait présenter ses thèses sur l’immigration, a finalement renoncé à venir. Il aurait tenté d’approcher l’Hôtel Verviers, dont les issues étaient surveillées par les manifestants. Et sa voiture aurait été endommagée, dans les environs.

    Une page d'YVES BASTIN à lire dans LA MEUSE VERVIERS du 20 février 2019.

  • Polémique sur la venue de Francken à Hermalle

    Le N-VA Théo Francken fait actuellement une grande tournée en Flandre pour présenter son livre, intitulé en français « Continent sans frontière ». L’ancien secrétaire d’État à l’Asile et à la Migration n’a toutefois qu’une seule date prévue en Wallonie : le 19 février du côté de… Hermallesous-Argenteau. Et le moins que l’on puisse écrire, c’est que cela fait grincer des dents…

    D'un article de GASPARD GROSJEAN à lire dans LA MEUSE BASSE-MEUSE du 5 février 20189.

  • Enfin une mise au point par le bourgmestre

    Après de nombreux incidents (et même des accidents) et de multiples plaintes de riverains, le bourgmestre annonce enfin que des remarques vont être faites aux ouvriers terrassiers d'Aquafin et aux chauffeurs des tracteurs qui prennent le village de Fouron-le-Comte pour une piste de F1.

    Les gens dénonçaient la vitesse et les surchargements depuis longtemps, mais il a fallu un pare-brise explosé par une pierre tombant d'une remarque en surcharge pour qu'on intervienne enfin.

    Hier soir, le bourgmestre et le chef de la police disaient au conseil communal que ce sont bien souvent les gens qui demandent des contrôles des vitesse. Il faut croire qu'on réagit plus vite positivement à ces demandes du côté de la police. C'est sans doute plus facile de faire des photos que d'aller contrôler les remorques chargées de déblais.

  • « Les arbres risquent de tuer à nouveau »

    Cela va bientôt faire un an que les parents de Benjamin, Séverine Penay et Thierry Trefois, sont décédés dans un terrible accident de voiture à Dalhem.
    Un arbre s’est abattu sur la voiture des Aubelois alors qu’ils rentraient chez eux un soir de tempête. Aujourd’hui, Benjamin est en colère. Ce jeune Aubelois de presque 17 ans a décidé de pousser un coup de gueule contre le SPW sur lesréseaux sociaux. Une décision qu’il a prise après avoir constaté que le SPW a replanté des arbres le long de la route nationale à Dalhem. «Ils n’ont toujours pas compris que les arbres en bord de route sont dangereux », s’emporte-t-il. Et la dangerosité de cette route, il la connaît malheureusement bien. C’est entre Berneau et Warsage que ses parents sont décédés, voici bientôt un an.
    Un arbre s’est abattu sur leur voiture un soir de tempête, alors qu’ils rentraient chez eux.
    L’accident avait provoqué un tollé dans la région. Les autorités communales dalhemoises réclamaient depuis des mois que le Service Public de Wallonie inspecte et coupe les arbres qui bordent la chaussée, en fin
    de vie pour la plupart.
    « J’AI PEUR POUR LES AUTRES »

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    Après l’accident de nombreux arbres ont été abattus. Sauf que cette semaine, Benjamin Trefois s’est rendu compte que de nouveaux arbres ont été replantés.
    Une décision qu’il ne comprend absolument pas. «Ils replantent des chênes en bord de route, ça devient aussi gros que des platanes, ce n’est pas possible.
    Je trouve que c’est une très mauvaise idée vu l’entretien que le SPW a apporté aux derniers arbres qui ont bordé cette route », estime le jeune homme. «Ils ne seront pas entretenus, vont pourrir, et avec de la chance, ils tomberont sur la route, avec de la malchance ils tomberont sur une voiture, comme pour mes parents. J’ai peur qu’il arrive à d’autres ce qui est arrivé à mes parents. Au final, le SPW a attendu qu’il y ait un drame pour couper les arbres. »
    Du côté du SPW, on comprend la position du jeune homme.
    «Dès qu’on touche à des arbres d’alignement, il y a des gens qui se manifestent en disant que c’était plus beau avant mais ça dépend évidemment de quel point de vue on se place. C’est normal que le fils de la victime ne voit pas ça d’un bon œil mais, dans ce cas-ci, on se conforme au prescrit urbanistique qui prévoit que tout arbre abattu soit replanté, c’est une obligation », explique la porte-parole du SPW, Laurence Zanchetta.
    Le type d’arbre planté a été scrupuleusement choisi par le SPW. «On a choisi un type d’arbre résistant parce que c’est un plateau où il y a beaucoup de vent et ils vont être positionnés à l’opposé du vent dominant. »
    D’autres travaux de sécurisation sont prévus pour l’automne.
    «On attend encore le permis d’urbanisme mais il est prévu d’élargir la route. Il y aura une piste cyclable et une glissière de sécurité à côté », conclut la porte-parole.

    VICTORIA MARCHE dans LA MEUSE du 7 février 2018